Rebondissement dans la crise centrafricaine: Les rebelles chassent François Bozizé du pouvoir

Boni Yayi indiquant la voie à suivre au président centrafricain, Bozizé

Boni Yayi indiquant la voie à suivre au président centrafricain, Bozizé

Depuis hier, dimanche 24 mars 2013, le pouvoir a changé de mains en Centrafrique. En effet, après plusieurs mois de rébellion, la Séléka est parvenue à s’emparer du palais présidentiel et à précipiter la chute du régime du Général François Bozizé après la prise de Bangui. Ainsi, malgré plusieurs initiatives pour maintenir en place le pouvoir du Chef de l’Etat désormais en fuite, les rebelles sont parvenus à leur fin d’instaurer un nouveau pouvoir à la tête de la Centrafrique. Cette situation, intervenue plusieurs mois après le début de la rébellion, vient enterrer définitivement les espoirs suscités par la médiation de l’ancien président en exercice de l’Union africaine, Dr Boni Yayi.

Les fruits de la médiation Yayi définitivement enterrés

Initiée aux heures les plus chaudes de la rébellion, la médiation du Chef de l’Etat béninois -encore revêtu de ses attributs de président en exercice de l’Union africaine (UA)- a longtemps entretenu l’espoir dans le camp du Général François Bozizé. En effet, ancien putschiste lui-même, le Chef de l’Etat en fuite avait vu les ardeurs des rebelles de la Séléka s’estomper avec l’arrivée de Boni Yayi à Bangui le dimanche 30 décembre 2012 pour faire baisser la tension. En effet, venu en sapeur pompier dans la capitale centrafricaine, l’ancien numéro un de l’UA avait réussi à poser les jalons du dialogue politique dont la concrétisation a été la rencontre de Bangui qui a conduit à la formation d’un gouvernement d’union nationale en Centrafrique. Dès lors, l’accélération des évènements à Bangui avec la fuite du Général François Bozizé vers des horizons encore inconnus vient définitivement enterrer les espoirs suscités par ces différentes initiatives de solidarité régionale.

Somme toute, s’il peut se réjouir d’avoir apporté sa contribution au retour à la paix en République centrafricaine, Boni Yayi ne peut toutefois s’empêcher d’assister, impuissant, à la chute de son « frère et ami », François Bozizé qui aura une nouvelle fois eu le mérite de confirmer le célèbre adage selon lequel « qui tue par l’épée, périt par l’épée ».

Après sa chute, Bozizé bientôt pasteur ?

L’annonce avait été faite par le Chef de l’Etat béninois : « après le pouvoir, Bozizé, nous allons devenir pasteur », avait-il laissé entendre. Dès lors, après les derniers évènements survenus en Centrafrique avec le contrôle du palais présidentiel par les rebelles de la Séléka, la prochaine occupation du Chef de l’Etat déchu semble, aux yeux des observateurs, être une chapelle de l’église du Christianisme céleste. En effet, fidèle de cette congrégation religieuse depuis son exil en terre béninoise après des soupçons de coup d’Etat, François Bozizé pourrait dès lors embrasser une nouvelle carrière de pasteur dans les prochaines semaines, selon les révélations de son « ami et frère », Boni Yayi.

Wandji A.

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