Révision de la constitution : La mauvaise foi de Nago

Nago droitantIl est bien placé pour dire la vérité aux populations sur la nécessité du projet
Mathurin Coffi Nago ne dit pas la vérité au peuple béninois dans ce dossier à rebondissements de la révision de la loi fondamentale du  décembre 1990. Si aujourd’hui, il se défend de ne jamais vouloir soutenir une, « révision opportuniste de la constitution », il avait pourtant bel et bien donné son accord pour cette même révision de la constitution. Ses nombreux échanges de correspondances édifiantes avec le chef de l’Etat à cet effet, en disent long. Son revirement spectaculaire et son bégaiement à propos de ce dossier, jette définitivement un flou sur ce dernier. L’heure est à la clarification et les Béninois l’interpellent pour qu’il lève définitivement l’équivoque sur ce dossier d’envergure et hautement d’intérêt national. Ses compatriotes veulent une fois pour de bon entendre son discours sur la révision de la constitution étant donné que sa position reste à ce sujet, ambiguë, superflue et frise le mensonge d’Etat. Depuis qu’il devient chancelant dans ses discours relatifs à la révision de la constitution, bien des Béninois estiment que la deuxième personnalité de l’Etat est plutôt lié et enchaîné par la ‘mafia cotonnière et portuaire. Car, à la vérité, la révision de la constitution telle que proposée par Boni Yayi n’a rien de menaçant pour la survie de notre démocratie. La proposition de Boni Yayi ne bascule pas le pays dans une nouvelle République comme semblent s’en inquiéter certains apprentis sorciers, pêcheurs en eaux troubles, spécialistes de la délation, la désinformation et de l’intoxication. Elle ne changera pas les fondamentaux de la démocratie à savoir, la limitation d’âge, le nombre de mandats, l’intégrité territoriale, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat. Mais plutôt, elle induit des réformes telles que la création et la constitutionnalisation de la cour des comptes, la constitutionnalisation de la Commission Electorale Nationale Autonome; l’imprescriptibilité des crimes économiques dans le cadre de la moralisation de la vie publique et de la lute contre la corruption. Et comme le chef de la mafia cotonnière n’a aucun intérêt à ce qu’on en arrive là, tout est donc bloqué à cause de lui. Mais les Béninois ne doivent pas céder à la fatalité. Ils ont encore toutes leurs cartes en mains pour vaincre cette dernière et changer le cours de leur vie. Ils doivent se rendre à l’évidence que le mandai du chef de l’Etat ne finit pas le 26 avril. Et que par conséquent, il a besoin d’une majorité pour suivre l’exécution de son projet de développement. Il a encore d’énormes défis à relever puisque le chef de la mafia, dans sa fuite, a créé un préjudice économique énorme aux institutions financières du pays (les banques) en leur soufflant 50 milliards de nos francs.
Christian MAHOUVI – Notre temps
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s